Shopping Cart
Your Cart is Empty
Quantity:
Subtotal
Taxes
Shipping
Total
There was an error with PayPalClick here to try again
CelebrateThank you for your business!You should be receiving an order confirmation from Paypal shortly.Exit Shopping Cart

Psychanalyse au Singulier

Corinne Daubigny

Histoire de la Psychanalyse

Avertissement

  Cette page ne peut ouvrir que quelques fenêtres sur cette histoire déjà longue et internationale. Il se trouve que mon propre parcours m'a immédiatement fait rencontrer les grands courants de la psychanalyse française depuis années 70-80, lacanienne et non-lacanienne.

 

  Ce fut le résultat de mes premières attaches au IVeme groupe (autour des figures de François Perrier et de Pierra Aulagnier), puis, très vite, au CFRP fondé par Maud Mannoni (dont Espace Analytique est aujourd'hui une des associations qui en émane). Le CFRP aussi un lieu de grande réflexion sur les rapports de la psychanalyse aux institutions, ne serait-ce que par la confrontation des pratiques et des théories entre les tenants de la psychothérapie institutionnelle (Jean Oury - Cf. aujourd'hui Euro-psy) et les partisans de la désinstitutionnalisation et des lieux de vie (dont Maud Mannoni).

 

  Mais la rencontre avec la psychanalyse hongroise, en partie héritière des anglais, devait me marquer davantage.

L'occasion de cette rencontre m' a été fournie par ma collaboration à la Revue du Coq Héron, depuis 1985, dirigée par Judith Dupont.

Comme au Centre Etienne Marcel, - dont cette revue est issue historiquement - s'y croisent et travaillent ensemble, depuis sa création, des psychanalystes issus des grandes formations de la psychanalyse en France, par delà les clivages et les conflits idéologiques, sans sectarisme.

 

  La psychanalyse hongroise (Hermann, Ferenczi, Balint, Maria Torok...) offre notamment des perspectives sur la clinique des traumas , et, de manière générale, une ouverture à la prise en compte de l'environnement social des personnes.

  C'est pourquoi cette revue s'intéresse toujours aux sciences humaines, à la littérature et aux pratiques institutionnelles, comme aux rapports entre éducation et psychanalyse.

  Une grande partie du Comité a contribué à la traduction et à la publication des oeuvres complètes de Ferenczi .

  Pierre Sabourin, dont l'oeuvre est en grande part consacrée à la clinique des abus sexuels et de l'inceste, en est un collaborateur.

  Bernard This, y a notamment fait connaîtren, avec Franz Weldman, les apports de l'haptonomie.

 

  Ce n'est donc pas un hasard si des psychanalystes hongrois, comme Roheim et Devereux, ont ouvert, après Freud, les voies de l'ethnopsychanalyse.

Mes recherches sur le lien aux origines et sur les effets de l'adoption m'ont menée naturellement vers eux, et vers leurs successeurs.

  Quant aux liens de la psychanalyse au politique, le mouvement initié par René Major en 2000, Les Etats Généraux de la Psychanalyse, m'a paru répondre au besoin d'indépendance de la psychanalyse par rapport au politique et aux idéologies. Il l'avait initié à la suite de l'affaire brésilienne dénoncée par Helena Besserman Vianna, à sa propre analyse de la position des psychanalystes durant les "années brunes" de la Deuxième Guere Mondiale et de leurs effets jusqu'à ce jour.

  En tant que vice présidente de l'association des Amis des EGP (de 2002 à 2004) , j'ai pu alors participer à la naissance de l'IHEP, en opérant la transcription intégrale de la conférence de Jacques Derrida, revue par son auteur, lors de ses échanges avec Jean Baudrillard, René Major et Alain Gresh durant la première "Controverse" organisée par l'IHER (voir mon introduction à cette Controverse d'abord parue sur le site des Etats Généraux de la Psychanalyse, et aujourd'hui disponible sur CAIRN[ ici]).

  J'ai aussi participé à la seconde édition des "EGP" en 2003, à Rio, tentant notamment d'analyser les difficultés inhérentes de ce mouvement (Cf. infra, dans la bibliographie, les 3 chapitres de la communication "Traversées : les Etats Généraux de la Psychanalyse, questions de fondements ) . Il se trouve que ces difficultés ont trouvé une manifestation intempestive à Rio, qui m'a amenée à pousser ma critique plus loin et à m'éloigner de ce mouvement du fait de ces excès... idéologiques !

 

  La critique du discours incendiaire de Tariq Ali prononcé à Rio davant plus de 700 psychanalystes, dont j'ai traduit en français tous les passage concernant le conflit de Proche-Orient, se trouve dans le n° 179 de la revue du Coq-Héron (voir ci-dessous) - avec cette traduction. D'autres pasyhanalystes ont ajouté leur critique. La lettre de Chantal Major à mon adresse, qui circule toujours sur Internet, via le site brésilien des EGP, est à situer dans le contexte de son refus de publier alors ces textes et tout autre élément de discussion concernant le discours de Tariq Ali sur le site français des EGP, qui semble, depuis peu, avoir été totalement supprimé de la toile par ses responsables.

 

  Du moins cette expérience peut-elle conforter l'idée que le psychanalyste ne peut parler qu'en son nom propre ! Mais cela ne signifie pas l'abandon de toute entreprise collective ni de toute solidarité, loin de là.

 

  La psychanalyse, qui ne doit pas être instrumentalisée par le politique, se trouve néanmoins aux prises avec ce champ, d'autant que des courants idéologiques contraires à son développement marquent de leur influence les politiques sociales. L'actuel "Appel des appels" est le signe d'une confluence de luttes contre des formes d'aliénations sociales qui affectent de nombreux secteurs de la vie sociale , luttes dont les psychanalystes se trouvent, au moins subjectivement, solidaires.

...

0